Lors de la 11e édition d’On Vous Ment, Roxane Mesquida a captivé le public avec sa présence. Accompagnant la première française d’Isaiah’s Phone, produit via sa société indépendante Eighty Minus Two, Roxane a partagé des perspectives sur son parcours d’actrice et productrice. Connue pour ses choix audacieux et son approche créative, elle évoque une carrière riche en expériences, loin des conventions du cinéma français traditionnel. Cette rencontre a permis d’explorer non seulement son projet actuel, mais aussi d’analyser son cheminement artistique unique.
Dans le cadre de la 11e édition du festival « On Vous Ment ! », Roxane Mesquida a partagé ses réflexions et expériences cinématographiques. En tant qu’actrice renommée et productrice, elle a plongé dans son parcours et sa carrière au cinéma. Ce texte explore son histoire, ses choix artistiques et ses projets à venir, tout en offrant un aperçu de ses collaborations avec des réalisateurs emblématiques. Nous découvrirons une voix unique au cœur du cinéma français, sa passion pour la créativité et des anecdotes révélatrices sur son art.
Une présence captivante
Roxane Mesquida est une actrice dont la carrière mérite d’être mise en lumière. Avec un début marquant dans Sheitan, réalisé par Kim Chapiron, elle a su capturer l’attention du public. Dans ce film provocateur, elle incarne Ève, une figure complexe et troublante. Son interprétation fascinante a bousculé les conventions du cinéma français. Roxane a, depuis, tissé un parcours riche en rôles audacieux, témoignant d’un véritable goût du risque.
Elle a su évoluer avec son temps, se frayant un chemin parmi les réalisateurs audacieux, de Catherine Breillat à Gregg Araki. Chaque collaboration a façonné son identité artistique, lui permettant d’explorer des thèmes profonds et variés au sein de son œuvre. En évoquant son expérience sur des films tels que Une Vieille Maîtresse, elle souligne l’importance de concevoir le personnage comme un véritable défi. Son intégrité artistique apparaît comme un mot d’ordre.
Un mouvement vers la production
La transition vers la production a été déterminante pour Roxane Mesquida. Grâce à son expérience sur Night Moves de Kelly Reichardt, elle a souhaité élargir son horizon créatif. En cofondant la société Eighty Minus Two, elle a voulu expérimenter sans les contraintes des grandes productions. Cette initiative lui a permis de réaliser des courts-métrages en explorant des récits personnels et des visions artistiques nouvelles.
Roxane rappelle avec fierté des premiers défis qu’elle a relevés. Baby, son court-métrage, a connu du succès dans différents festivals. Elle a ainsi assisté à la montée de son ami Frédéric Da, qui a ensuite réalisé des œuvres captivantes. Leur travail met en avant des histoires uniques qui interrogent le public et appellent à une réflexion sur des sujets contemporains. La création sans budget, loin des schémas traditionnels, est un terrain sur lequel elle se sent libre et authentique.
Les défis de la réalisation
Évoquant son rêve de réaliser un long-métrage, Roxane admet que concilier les exigences d’une carrière d’actrice avec ses aspirations de réalisatrice est un équilibre délicat. Avec six films à venir, chaque projet représente une opportunité d’explorer un nouveau territoire artistique. Les défis d’une vie bien remplie, entre l’art et la famille, la poussent à planifier soigneusement chaque étape de son parcours créatif.
De plus, en tant qu’actrice, son expérience en production renforce sa présence sur le plateau. Selon elle, être impliquée dans le processus créatif lui permet d’avoir une vision plus large du film. Elle exprime un fort désir de collaboration avec des réalisateurs partageant une passion commune pour le cinéma. Ce désir de travailler avec des artistes honnêtes et authentiques guide souvent ses choix.
Les relations avec les réalisateurs
Les collaborations avec certains cinéastes, comme Catherine Breillat et Quentin Dupieux, apportent une vraie source d’enrichissement. Ces échanges créatifs deviennent une dynamique d’amitié, basée sur le respect et l’admiration mutuels. Roxane reconnaît qu’elle est souvent prête à dire oui à leurs projets avant même de lire le scénario. La confiance qu’elle a en leurs visions est révélatrice de sa passion pour leur travail.
Les échos de son passé avec ces réalisateurs la conduisent à une analyse intrigante de l’évolution de leurs styles. Roxane évoque les changements de perception du public envers des oeuvres qui, à leurs débuts, étaient mal comprises ou même rejetées. La réhabilitation de Catherine Breillat la touche profondément, elle qui a souvent été mise à l’écart par le milieu. Son expérience ressemble à un voyage cinématographique, en quête de reconnaissance.
Lors de son passage à Lyon pour la 11e édition d’On Vous Ment !, Roxane Mesquida a captivé l’audience avec une discussion riche et inspirante. La cofondatrice de la société Eighty Minus Two, productrice de Isaiah’s Phone, a partagé un aperçu fascinant de son parcours, oscillant entre une carrière d’actrice audacieuse et son engagement croissant dans la production cinématographique. Sa passion n’est pas seulement ressentie à travers les films qu’elle joue, mais aussi dans son désir de créer et de soutenir des projets qui lui tiennent à cœur.
Roxane a évoqué son début dans le cinéma d’auteur et la façon dont ses choix de rôles ont toujours été dictés par une quête de créativité et d’authenticité. Son expérience avec des réalisateurs comme Catherine Breillat et Gregg Araki a cimenté sa présence dans le paysage cinématographique, lui permettant de naviguer entre des productions à gros budgets et des œuvres plus intimistes. La dualité de ses rôles et son approche artistique unique résonnent avec un public varié, qui la reconnaît tantôt dans des films cultes comme Sheitan, tantôt dans des œuvres plus nuancées.
La conversation a révélé une actrice à la fois passionnée et déterminée, pris entre la nécessité de jongler des responsabilités en tant qu’actrice et productrice. La reconnaissance tardive de son travail et de celui de ses collaborateurs montre une évolution significative dans la perception du cinéma français, notamment envers les œuvres de ceux qui sortent des normes établies. En partageant ses réflexions sur les défis de l’industrie, Roxane Mesquida a non seulement ouvert la voie à des discussions sur la créativité et la liberté artistique, mais a également renforcé l’idée que le cinéma, au bout du compte, doit rester un espace d’expression personnelle et collective.










