À quelques jours d’Halloween, Kotaku a exploré les rayons de Spirit Halloween 2026 : entre costumes improbables, clins d’œil nostalgiques et trouvailles franchement déroutantes, la chasse aux déguisements réserve bien des surprises.
À l’approche d’Halloween 2026, une visite chez Spirit Halloween ressemble moins à une simple chasse au costume qu’à une expédition dans les tendances, les souvenirs et les curiosités les plus improbables. Dans son tour d’horizon, Kotaku passe en revue une sélection de tenues et d’accessoires, des choix étonnamment réussis aux trouvailles franchement déroutantes. Voici ce que révèle cette galerie sur l’imaginaire commercial de la fête.
À quelques jours de la grande soirée, les rayons ont déjà été largement fouillés, tandis que les prix peuvent grimper à mesure que les options se raréfient. Pour celles et ceux qui n’ont pas encore trouvé leur déguisement, il reste les costumes classiques, les accessoires de dernière minute et les idées volontairement bricolées. Une salopette ordinaire, un haut vert et une casquette reconnaissable suffisent parfois à évoquer Luigi sans transformer la préparation en mission commando.
Mais le magasin américain ne s’adresse pas uniquement aux adeptes du costume minutieusement assemblé. On y croise des licences célèbres, des références rétro, des créatures gonflables et des articles dont l’existence semble surtout destinée à provoquer une réaction. Le résultat compose un drôle de panorama de ce qui fait rire, rêver ou grimacer les visiteurs en 2026.
Des héros de jeux vidéo, entre fidélité et approximation
L’univers Mario est particulièrement présent, même si certains costumes donnent une impression de compromis. Yoshi se retrouve accompagné d’une carapace gonflable, tandis que Toad apparaît dans une tenue qui paraît étrangement incomplète. Chez les adultes, une version de « reine champignon » tient lieu d’alternative à une véritable Peach sous licence. Même les personnages les plus connus semblent parfois avoir été réinterprétés à la hâte.
Pokémon n’échappe pas aux raccourcis. Quelques modèles semblent se résumer à une combinaison ample et à une capuche, là où une création plus travaillée aurait pu mieux rendre hommage aux créatures de la série. Du côté de Spider-Man, une tenue laisse les jambes nues alors qu’un costume complet attend juste à proximité. Ce voisinage rend le contraste presque comique.
D’autres références paraissent plus convaincantes, surtout pour les enfants. Sonic et Shadow ont droit à des apparences immédiatement identifiables, tandis qu’un costume de Zero, tiré de L’Étrange Noël de monsieur Jack, suscite un enthousiasme bien plus franc. Halo trouve aussi sa place avec une tenue évoquant son héros emblématique. Ces choix n’ont pas tous la même finesse, mais ils montrent que le rayon peut encore réserver de belles surprises.
Les licences populaires et les références qui vieillissent
Les phénomènes récents occupent une place importante, notamment Poppy Playtime, dont les produits restent visibles sans envahir tout l’espace comme lors des saisons précédentes. Fortnite garde également son mur de costumes, mais les nouveautés semblent moins nombreuses et les articles encore présents si près d’Halloween soulèvent une question amusante : les jeunes joueurs seraient-ils déjà passés à autre chose ? Les rayons donnent parfois l’impression que les tendances vont plus vite que les stocks.
À l’inverse, certains choix s’appuient sur des souvenirs plus anciens. Lamb Chop, personnage de marionnette connu grâce à Shari Lewis, apparaît en costume pour bébé, alors que sa notoriété auprès des enfants d’aujourd’hui n’a rien d’évident. E.T. fait, lui aussi, une apparition qui peut laisser perplexe lorsqu’on l’imagine porté pour une tournée de bonbons. Ces clins d’œil rétro ont leur charme, mais leur public reste difficile à deviner.
La sélection joue aussi avec les codes du jeu vidéo et du cinéma d’horreur. Un Jason violet fait écho à une adaptation vidéoludique ancienne, tandis qu’un masque associé à Dead by Daylight exige sans doute une explication aux personnes qui le confondraient avec celui de la saga Scream. Des costumes inspirés de Mortal Kombat ou de Call of Duty semblent, eux, miser sur des ressemblances sans bénéficier de l’étiquette officielle. Pour les fans, la différence est parfois flagrante.
Les curiosités qui attirent l’œil
Tout n’est pas vêtement dans cette promenade. Une épée évoquant les grandes armes de la fantasy côtoie des accessoires qui rappellent plusieurs univers célèbres sans en porter explicitement les noms. Une combinaison de protection associée à The Backrooms se distingue par son idée minimaliste : éviter de représenter les lieux étranges et inquiétants, et proposer plutôt une tenue de sécurité. Une chaise bizarre aurait peut-être été une option plus fidèle à l’atmosphère de cette fiction.
Les décors participent eux aussi au spectacle. Une cloison ornée de visages de Joker semble être un passage obligé dans les magasins de la chaîne, tandis qu’un Pikachu placé près d’éléments évoquant Saw crée une petite scène macabre sans avoir besoin d’explication. Les dinosaures gonflables, eux, restent une valeur sûre : imposants, immédiatement lisibles et délicieusement absurdes. Ils n’ont pas besoin d’une licence pour faire leur effet.
Certains personnages connaissent même des changements d’apparence inattendus. Oogie Boogie, traditionnellement associé à une silhouette de sac en toile, se décline désormais en version verte dans une partie des produits dérivés. Cette couleur s’explique notamment par son apparence sous lumière noire, mais elle divise les admirateurs du personnage. Le débat entre les partisans de la toile beige et ceux du vert fluorescent est peut-être l’une des discussions les plus sérieuses que ce rayon puisse provoquer.
Entre trouvailles charmantes et choix plus discutables
Les déguisements qui fonctionnent le mieux ne sont pas forcément les plus complexes. Fall Guys offre des silhouettes rondes et colorées qui ressemblent bien aux personnages du jeu, tandis que plusieurs costumes pour enfants misent sur une lecture simple et immédiate. Cette efficacité compte particulièrement le soir d’Halloween, lorsque la tenue doit être reconnaissable dans la pénombre et confortable à porter. L’idée la plus évidente peut donc être la plus solide.
À l’autre extrémité, certaines propositions inspirées de l’horreur semblent moins adaptées aux tout-petits. Une tenue de bébé transformant l’enfant en Art le Clown pose une question de goût, puisque le personnage vient de films particulièrement sanglants. Le bébé, bien sûr, ignore tout de cette référence ; ce sont les adultes qui choisissent le costume et son association. Le décalage peut faire rire, mais il risque aussi de mettre mal à l’aise.
Les accessoires d’armes factices n’améliorent pas toujours la situation. Des couteaux décoratifs à l’allure publicitaire donnent davantage l’impression d’objets promotionnels que de pièces destinées à compléter un déguisement. D’autres articles jouent sur les jeux de mots visuels, comme un personnage tenant une boîte à pizza dont la livraison semble assurée par la pizza elle-même. Dans ces allées, l’absurde a parfois plus d’importance que la cohérence.
Quand l’humour devient franchement étrange
La boutique expose aussi des costumes qui exploitent la provocation ou les références adultes. Un gangster des années 1920 semble soudain anachronique, puisque nous sommes précisément dans les années 2020, tandis que des tenues de policiers volontairement suggestives misent sur un humour assez lourd. Les personnages de mèmes générés par intelligence artificielle occupent une autre place dans ce paysage. Pour certains jeunes, ces figures nouvelles pourraient être plus familières que des héros de cinéma établis.
Les mélanges de licences produisent parfois des résultats inattendus. Une panoplie de Chewbacca peine à retrouver le charme du célèbre compagnon de Star Wars, alors qu’un casque de Dark Vador soldé comporte une réserve peu rassurante sur sa fermeture. La présence d’un personnage de Halo à côté de ces imitations rappelle néanmoins que le rayon peut conjuguer maladresse et reconnaissance immédiate. Chaque étagère joue sa propre partie.
Et puis viennent les costumes dont le concept paraît s’être échappé d’une conversation absurde. Un personnage de dessin animé transformé en version aguicheuse, une interprétation provocante de Mater de Cars ou un Aang affublé d’un masque déroutant figurent parmi les choix les plus difficiles à défendre. Le grand mur de SpongeBob commence pourtant sur une note plus légère, grâce à un masque de Squidward particulièrement réussi. L’ambiance bascule dès que la parodie force le trait.
Un inventaire qui raconte Halloween
Au fond, le parcours décrit par Kotaku ressemble à une photographie désordonnée des envies du moment. On y trouve la nostalgie, les licences à la mode, les copies approximatives, les trouvailles adorables et les objets dont personne ne sait très bien expliquer l’utilité. La profusion fait partie du spectacle, même lorsque la qualité varie d’un portant à l’autre. C’est aussi ce qui rend la visite si propice aux commentaires.
Entre la simplicité d’un déguisement préparé à la dernière minute et les costumes élaborés qui remplissent les rayons, chacun peut choisir son degré d’investissement. Les enfants repartent avec des héros reconnaissables, les amateurs d’horreur avec des masques, et les curieux avec de quoi alimenter une discussion sur les tendances les plus improbables de la saison. Dans cette drôle de galerie, Halloween 2026 apparaît moins comme une fête parfaitement ordonnée que comme un assemblage joyeusement chaotique.
Spirit Halloween 2026 : le grand défilé des idées étranges
À quelques jours d’Halloween, les rayons de Spirit Halloween ressemblent à une fête foraine où les licences pop culture, les classiques de l’horreur et les trouvailles improbables se disputent chaque cintre. Le passage en revue effectué par Kotaku met en lumière un magasin qui tient autant du terrain de jeu que du musée des tendances costumées. On y croise des héros de jeux vidéo, des créatures de films et des vêtements dont l’inspiration semble parfois s’être perdue en chemin.
Entre les déguisements Mario et Pokémon un peu trop simplifiés, les costumes de super-héros étonnamment incomplets et les références à Fortnite ou à Poppy Playtime, l’offre raconte aussi ce qui captive les enfants en 2026. Certaines idées séduisent immédiatement, comme le costume de Zero, tandis que d’autres provoquent surtout un haussement de sourcils. Et lorsqu’une version douteuse côtoie un produit officiel, la comparaison devient un spectacle à part entière.
Les adultes ne sont pas épargnés par ce carnaval de choix discutables. Costumes suggestifs, accessoires inquiétants, personnages déformés et déclinaisons inattendues de figures connues composent un inventaire où le kitsch semble parfois être une discipline olympique. Le magasin ose même mélanger nostalgie et références très récentes, des silhouettes rétro aux personnages issus des phénomènes numériques du moment. Résultat : chaque rayon réserve une surprise, pas toujours celle qu’on espérait.
Cette visite révèle aussi le charme particulier des boutiques saisonnières : elles capturent l’air du temps, mais le transforment à leur manière. Les licences populaires y deviennent des costumes, les tendances virales prennent forme sur des emballages, et les accessoires les plus absurdes trouvent leur place juste à côté des classiques. À l’approche de la fête, la question n’est donc pas seulement de savoir qui l’on veut incarner, mais aussi quel niveau d’étrangeté l’on est prêt à assumer en franchissant la porte.









